● Mauritanie : Le discours du Président Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani à Kaédi.

Mauritanie | Lors d’un meeting populaire à Kaédi, le Président de la République appelle à renforcer le lien de citoyenneté et à le privilégier par-dessus tout [AMI]

Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, a souligné, ce dimanche soir, lors d’un meeting populaire dans la ville de Kaédi, la nécessité de renforcer le lien de citoyenneté et de le privilégier par-dessus tout, insistant sur le fait que la construction de la nation et la réalisation des aspirations des peuples commencent par cet engagement national.

Son Excellence a ajouté que la Mauritanie est aujourd’hui un pays sûr et stable, et que les institutions de l’État fonctionnent régulièrement, appelant les citoyens à préserver cette stabilité par l’intérêt qu’ils doivent accorder à l’unité nationale, qui est le rempart inébranlable face à tous les défis et dangers, le fondement de la stabilité politique et sociale, condition première du développement et de la prospérité du pays.

Voici le texte du discours du Président de la République :

“Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Et que la prière et la paix soient sur le plus noble des Messagers.

Je suis vraiment heureux et honoré d’être parmi vous, aujourd’hui, dans cette belle wilaya à l’histoire ancienne.

J’aurais aimé m’adresser à vous en Pulaar ou en Soninké, mais malheureusement, je n’ai pas eu l’opportunité d’apprendre nos langues nationales.

Je ne ménagerai aucun effort pour que tous les Mauritaniens puissent, à l’avenir, communiquer entre eux, quelle que soit la langue nationale utilisée.

Le discours d’aujourd’hui sera accompagné d’une traduction.

Je tiens à vous remercier chaleureusement pour votre accueil spontané, votre généreuse hospitalité et cette foule exceptionnelle. Ce grand rassemblement est une image miniature de notre chère patrie.

Je vois devant moi des représentants de toutes les composantes de notre société, avec toutes ses catégories et ses diverses caractéristiques culturelles, unis par un lien national solide, une identité doctrinale unificatrice, et une histoire et un avenir communs.

C’est cette image que nous nous efforçons de consolider dans toutes les régions du pays, l’image d’un peuple uni, solidaire, confiant en sa capacité à construire une patrie qui offre à tous, dans le cadre de la démocratie, de la justice, des conditions de vie dignes, du développement et de la prospérité.

Je ne suis pas venu à vous aujourd’hui dans le cadre d’une échéance électorale, ni sous l’impulsion d’une crise ou d’une situation d’urgence. Je suis venu pour une communication directe, pour discuter avec vous de la situation générale du pays, pour m’enquérir, sur le terrain, de vos conditions et de vos problèmes, et pour écouter, surtout, vos opinions concernant les défis auxquels votre wilaya, et la nation en général, sont confrontées.

Vous êtes tous conscients, aujourd’hui, des nombreuses et diverses crises que traverse le monde : crises sécuritaires, économiques et environnementales. Parmi les répercussions les plus importantes de cette conjoncture internationale tendue sur notre environnement régional immédiat, nous observons la prolifération des conflits, du terrorisme et de la violence armée, qui sapent la sécurité, la stabilité et le développement. Cependant, notre pays a réussi, avec l’aide d’Allah, à maintenir sa sécurité et sa stabilité, et en nous appuyant sur la conscience des citoyens, la vigilance de nos forces armées et de sécurité, et notre bonne gestion du dossier sécuritaire.

Notre pays est aujourd’hui sûr et stable, et ses institutions fonctionnent convenablement. C’est une grande bénédiction pour laquelle nous remercions Allah, et nous devons la préserver par une vigilance et un travail continus.

L’un des éléments les plus importants qui protègent cette sécurité et cette stabilité est notre unité nationale, qui est notre rempart inébranlable face à tous les défis, le fondement de notre stabilité politique et sociale, et la condition première de notre développement et de notre prospérité.

Afin de renforcer cette unité, nous avons œuvré, dès le début de notre première mandature, à apaiser la scène politique, en éliminant les tensions, les conflits, les désaccords et les suspicions qui l’ont caractérisée pendant de nombreuses années, et dont les effets négatifs se sont propagés dans la vie sociale en général. À cette fin, nous avons adopté une approche d’ouverture et de concertation avec tous ; nous avons tenu des réunions avec les différentes parties, et avons lancé un processus préparatoire – dont les étapes sont sur le point d’être achevées -, pour la tenue d’un dialogue inclusif visant à construire un consensus général sur les grandes questions nationales.

Ce qui nous unit est bien plus profond et plus fort que ce qui pourrait nous diviser. Nos différences sont, le plus souvent, des différences d’opinion, et non d’objectif. Nous voulons tous une Mauritanie unie, stable et progressiste, où règnent la justice, la liberté et l’égalité.

Afin d’atteindre cet objectif, nous avons œuvré, entre autres, à renforcer les valeurs de solidarité, de justice et de fraternité ; lutter contre la pauvreté, la vulnérabilité et l’exclusion ; réformer la justice, lutter contre la corruption et renforcer l’État de droit ; consolider l’école républicaine ; étendre la fourniture et le développement des services de base que sont l’eau, l’électricité et la santé ; développer et améliorer nos secteurs productifs tels que l’agriculture et l’élevage ; promouvoir le secteur privé et développer les infrastructures de soutien à la croissance.

Des actions qui nous ont permis de réaliser une croissance économique significative, oscillant entre 4,5 et 6 %, au cours des six dernières années, tout en maintenant les grands équilibres économiques et en maîtrisant l’inflation.

Votre wilaya joue un rôle essentiel dans la renaissance économique que nous recherchons, en raison de ses importantes ressources agricoles et animales, qui en font l’un des piliers de notre souveraineté alimentaire.

Nous avons œuvré à promouvoir ce rôle en construisant des barrages, en creusant des canaux, en réhabilitant des terres, en améliorant la santé animale, en désenclavant des zones de production, et en fournissant l’eau, l’électricité, l’éducation et des soins de santé. Lors des réunions départementales, les membres de la délégation reviendront, chacun dans son domaine, sur ce qui a été accompli, ce qui est en cours et ce qui est programmé à ces différents niveaux.

Le but de tous nos efforts, qu’ils soient politiques, de développement ou sociaux, est de renforcer notre cohésion sociale et de consolider notre unité nationale.

Je voudrais ici, vue son importance, aborder brièvement le concept d’unité nationale.

Nous sommes un peuple diversifié, qui considère la diversité des langues, du patrimoine culturel et des traditions comme une richesse qu’il s’efforce de préserver et de promouvoir. La différence, en ce sens, est un droit fondamental et inaliénable, mais elle ne donne pas lieu, en soi, à un autre droit, quel qu’il soit. Tous les droits, sans exception, ne peuvent être revendiqués qu’au titre de la citoyenneté.

Même si nous adoptons une discrimination positive pour une catégorie donnée, il s’agit d’une discrimination accordée en vertu de la citoyenneté, en soutien à des citoyens qui se trouvent dans une situation nécessitant un appui particulier, et cela n’a absolument aucun rapport avec une composante spécifique.

Si nous avions systématiquement et constamment fondé les droits sur la différence, de sorte qu’un tel droit soit accordé à cette composante parce qu’elle est différente, et un autre à une autre composante parce qu’elle est différente, nous nous serions exposés à trois risques :

1 – Nous serions passés d’un peuple diversifié, fondu dans une entité nationale commune, à de simples groupes se disputant les droits et se dérobant aux devoirs.

2 – Notre unité nationale n’aurait plus eu de sens ni d’effet réel.

3 – Notre État n’aurait plus eu de réelle chance de perdurer et de se maintenir.

Ces trois risques, sur lesquels je me suis arrêtés, ne peuvent être évités que par le lien de citoyenneté, que je vous ai si souvent invités, à de nombreuses reprises, à renforcer, à consolider et à placer, en rang et en considération, au-dessus de tous les autres liens. Car le fondement de l’État moderne et l’essence de l’unité nationale résident dans le lien de citoyenneté.

Par le renforcement de ce lien, j’entends l’enracinement de la force de notre appartenance à cette terre, le renforcement de notre engagement à y vivre ensemble, et l’intensification de nos efforts pour la développer et la promouvoir dans le cadre de l’égalité des droits et des devoirs.

Je n’ai ménagé aucun effort pour renforcer ce lien, afin de consolider notre unité nationale et notre cohésion sociale. Ainsi, nous avons œuvré pour changer les mentalités et dépasser les comportements obsolètes, combattre les préjugés, les stéréotypes et l’esprit sectaire et tribal destructeur, réduire les inégalités sociales et économiques et briser les barrières de classe.

Le travail, à ces différents niveaux, nous a permis de réaliser de nombreuses avancées, qui ont consolidé les acquis des efforts cumulés de nos générations successives, tout au long de l’histoire de notre pays.

L’histoire de notre pays, comme celle de tous les peuples, est pleine de pages lumineuses, et contient quelques passages que nous aurions souhaité ne jamais avoir été écrits.

La vie humaine, par nature, a ses bons côtés et ses erreurs. Il n’y a pas de composante, sociale ou régionale, qui n’ait pas blessée par une autre, et il n’y a pas de composante qui n’ait pas subi d’injustice ou ne l’ait pas elle-même exercée, soit sur une autre composante, soit sur certains de ses propres membres. Cependant, la force des peuples se mesure à leur capacité à reconnaître leur histoire, toute leur histoire, et à leur courage à surmonter ses moments difficiles, pour continuer à renforcer et à consolider le vivre-ensemble.

Combien de peuples ont vécu des tragédies profondes et des atrocités indescriptibles, puis se sont relevés, ont surmonté et ont continué à construire, à progresser et à se développer.

Il n’y a pas d’espoir pour un peuple qui accepte de rester prisonnier d’un moment particulier de son histoire, aussi douloureux soit-il.

Il est temps pour notre peuple d’assumer courageusement sa responsabilité envers son histoire, toute son histoire, et de faire preuve de volonté et de détermination pour construire un avenir commun, lumineux et prospère.

C’est pourquoi, je réaffirme, ici, la nécessité de renforcer le lien de citoyenneté et de le placer, en rang et en considération, au-dessus de toute autre considération.

C’est ainsi que les nations se construisent, et c’est ainsi que les aspirations des peuples se réalisent.

Je vous remercie, et que la paix, la miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur vous. »

©️ Lien médias : Agence mauritanienne d’information https://share.google/Smmped9FD30iGDXId

● Livre | Le génocide voilé de Tidiane N’Diaye | Notre bref élément de commentaire introductif.

—Livres | Le génocide voilé de feu Tidiane N’Diaye : «La traite négrière arabo-musulmane a commencé lorsque l’émir et général arabe Abdallah ben Saïd a imposé aux Soudanais un bakht (accord), conclu en 652, les obligeant à livrer annuellement des centaines d’esclaves. La majorité de ces hommes était prélevée sur les populations du Darfour. Et ce fut le point de départ d’une énorme ponction humaine, qui devait s’arrêter officiellement au début du XXe siècle.» p 10..11

Ici… un passage sur les données introductives du livre de l’anthropologue sénégalais décédé le 26 octobre 2025. Repos éternel à son âme!

Entre 652 et le 9 novembre 1981, la date de l’Ordonnance n°81-234 portant Abolition de l’esclavage en Mauritanie 🇲🇷 sous la gouvernance du Comité Militaire du Salut National (CMSN) du Lt- colonel Ould Haidalla, un long temps de 1329 ans s’écoula. Et ce cheminement abolitionniste a du mal à prendre corps sérieusement au sein des contenus religieux et dans les structurations socio-tribalo-communautaires. Les lois modernes initiées par l’Etat provoquent quelques déblocages marginaux face aux résistances de l’ancien ordre organisationnel foncièrement féodalo-esclavagiste généré et entretenu par la nature structurelle de différentes compositions communautaires (arabo-berbères et négro-mauritaniennes). Le récent cas brûlant autour d’une adolescente noire qui vivrait en condition d’esclavage dans une famille à Nouakchott (la capitale mauritanienne), paraîtrait un présent prolongement de cette date référence remontant au 7 ème siècle. Et ce, 1374 ans après, les frictions autour de la question de l’esclavage et ses multiples manifestations ne manquent pas au sein des ensembles sociolinguistiques majoritairement (parfois entièrement) musulmans. En une certaine Afrique noire, l’esclavage idéologiquement islamisé s’est fait coutumier avec rigidités entre membres d’une même communauté sociolinguistique. Le cas soninké en est amplement illustratif où d’aucuns perpétuent un logiciel socio- idéologique qui ne considère pas l’esclavage par ascendance comme une lésion sociale devant être extirpée. On s’y accroche… beaucoup étrangement au nom de l’islam d’ailleurs selon une école religieuse loin d’être quelconque. Une certaine lecture traditionaliste du référentiel religieux est ouvertement esclavagiste…de nos jours. Ce qui déroute intellectuellement en sourdine beaucoup de lettrés religieux au sein de nos communautés affrontant d’énormes contradictions et certains se réfugient maladroitement avec gymnastique derrière des narratifs troublants d’un cercle à un autre en fonction des audiences en face.

La répression violente subie par des militants anti-esclavagistes du mouvement IRA-Mauritanie devant un commissariat de police à Nouakchott hier (06-02-2026) parce qu’ils tenaient un sit-in pour exiger la clarification autour du cas de la jeune fille, est une affaire épisodique du continuum de cet accord d’allégeance racialiste de 652.

Mes pensées de prompt rétablissement aux militants d’IRA blessés.

7 février 2026

• Par Koundou SOUMARE pour le BLOG

● Nécrologie | À propos du décès de l’anthropologue sénégalais Tidiane N’Diaye. Par l’écrivain Sami Tchak

Par l’écrivain Sami Tchak :
Né le 20 août 1950, Tidiane N’Diaye est mort le 26 octobre 2025. Je ne l’ai appris qu’hier grâce à quelqu’un qui reprenait sur Facebook l’information donnée par la célèbre journaliste et chercheuse Rokhaya Diallo. Plus de trois mois déjà : une mort passée inaperçue, si je peux me permettre de le dire ainsi. Quand je l’avais rencontré en Guadeloupe, où il était alors fonctionnaire, il allait publier son essai sur Chaka Zoulou chez un éditeur dont la politique éditoriale ne semblait pas lui convenir. J’avais alors envoyé son texte à mon éditeur et ami Jean-Noël Schifano. On connaît la suite: plusieurs essais et un roman chez Gallimard dans la collection Continents noirs.

Un jour, je lui avais dit qu’il allait souffrir d’une chose: les universitaires ne le recevraient pas comme un frère au sein de leur famille, car il n’était lié à aucune institution de recherche. J’etais convaincu que sans validation institutionnelle, donc, aux yeux des chercheurs professionnels, simples travaux de vulgarisation, ses livres resteraient dans la sphère « grand public », ce qui ne suffit pas pour un chercheur.

Je pense que cela explique l’anonymat dans lequel il est entré immédiatement avec sa mort. S’il avait été un universitaire, ses collègues auraient chanté ses mérites.

Bon voyage, grand frère.
Celles et ceux qui voudraient contribuer à t’arracher à l’infini du silence sauront ce qu’il y a à faire: te (re)lire. Je mets en commentaire le lien de ta page Wikipédia, elle est assez complète.

Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tidiane_N’Diaye?fbclid=Iwb21leAPwAsFjbGNrA_ACvWV4dG4DYWVtAjExAHNydGMGYXBwX2lkDDM1MDY4NTUzMTcyOAABHnFeN_tYX5hV_v9NOODPwQOuU04kLyhx9mFvSvUZolgsAK-O5QLgUDCXWlVN_aem_zf52J3bX7evJ3y48ZQIe6g

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● Mauritanie Politique | Le changement réel se fera par un ordre organisationnel de base (localité par localité).



📷 2022 – Londres – visite BBC Tower (crédit photo par mon généreux diatigui M. Samba Diallo )

—Militantisme politique qui se veut impactant et pérenne passe inévitablement par une sérieuse dynamique d’ancrage social (voire sociologique) et d’investissement citoyen et associatif dans un espace donné comme base « naturelle ». Depuis toujours les partis politiques du pouvoir en Mauritanie (ppm, prds, upr… insav, leurs partis vassaux et autres clients sociaux) ont appliqué et tenu cette simple stratégie d’approche pour occuper durablement l’arène politico-sociale et administrative. Ils y veillent concentrés durant les périodes hors scrutins et davantage lors des élections. Ils savent s’adapter et traiter avec les mutations de masses sociologiques (les populations et le personnel politique) sur l’ensemble du territoire national. Du côté des oppositions, nous attendons et espérons l’advenue d’un changement du haut avec beaucoup d’irrationnalité parce qu’un travail de politisation et d’organisation peine à être valablement structuré auprès de nos localités respectives. En politique, les données du terrain vif  (références Ceni et démographie électorale) font l’objet d’une ferme attention pour un personnel politique valablement politisé et visionnaire. Un véritable changement politique se prépare par une entreprise rigoureuse de comptage et de projections à travers les données de précédentes consultations électorales. Malheureusement, beaucoup dans l’environnement des oppositions, nous sommes piégés dans une sorte de spéculation quasi messianique en faisant fi d’une certaine réalité des données du « terrain vif » qui ne nous interpellent pas tant afin qu’on revoie notre relation à l’exercice politique du concret loin d’une certaine culture des lamentations ressassées des années durant.
En toute conscience intime, si chacun d’entre nous s’impose un inventaire citoyen et politique sur la décennie 2014 – 2024, en osant affronter notre « terrain vif » local ou de circonscription, on aurait une idée sur ce sur-place- sisme et d’une carence de connexion entre nos volontés généralement bruyantes en terme communicationnel (réseaux digitaux..) et les réalités du jour au jour dans nos terroirs et localités.

2 février 2026

-KS pour le BLOG

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La version de l’IA #DeepSeek de la contribution soumise :

Analyse du texte de Koundou Soumaré : « Mauritanie : Le changement réel se fera par un ordre organisationnel de base »

Thèse centrale :
L’auteur affirme que le changement politique durable en Mauritanie ne peut venir d’une attente passive d’un « changement venu d’en haut », mais doit se construire par un ancrage local et un travail organisé, territoire par territoire, à l’image des stratégies des partis au pouvoir.



1. Constat critique sur le système politique mauritanien

· Partis au pouvoir (PPM, PRDS, UPR, etc.) : Ils ont su adopter une stratégie d’ancrage local et d’adaptation aux réalités sociologiques, leur permettant de contrôler durablement l’espace politico-administratif, hors élections et pendant les scrutins.
· Oppositions : Elles souffriraient d’une attente irrationnelle d’un changement par le haut, sans avoir structuré un travail politique concret à la base (localités, circonscriptions). L’auteur parle de « spéculation quasi messianique » et d’une carence d’organisation sur le terrain.

2. Critique des pratiques de l’opposition

· Négligence des données concrètes : L’opposition ignorerait les réalités du « terrain vif » (données électorales, démographie, CENI) au profit d’un discours abstrait ou purement communicationnel (réseaux sociaux).
· Culture des lamentations : L’auteur dénonce une tendance à répéter des critiques sans proposer de stratégie ancrée dans le concret.
· Déconnexion : Il souligne un fossé entre les « volontés bruyantes » en ligne et les réalités quotidiennes des territoires.

3. Proposition méthodologique pour un changement réel

· Organisation par localités : Un changement passe par un travail de politisation et d’organisation à la base, en s’appuyant sur une analyse rigoureuse des données électorales et sociologiques.
· Inventaire citoyen (2014‑2024) : L’auteur invite chaque acteur à faire un bilan honnête de son ancrage local et de son impact réel sur la décennie écoulée.
· Approche « terrain vif » : Il faut se confronter aux réalités des circonscriptions, faire du comptage, des projections et adapter son action en conséquence.



4. Dimensions implicites du texte

· Sociologique : L’auteur insiste sur la nécessité de comprendre les mutations des masses et des personnels politiques.
· Stratégique : Il prône une approche pragmatique et méthodique, inspirée de celle des partis au pouvoir, mais au service d’un projet de changement.
· Psychologique/politique : Il pointe un « piège » mental dans l’opposition – l’attente passive – et appelle à une prise de responsabilité individuelle et collective.



5. Style et portée du discours

· Texte engagé et pédagogique : L’auteur utilise un ton militant, mais structuré et argumenté.
· Prospective (daté de 2026) : Le texte se place dans une vision à moyen terme, invitant à une réflexion stratégique pour les années à venir.
· Appel à l’introspection : Il vise à provoquer une prise de conscience chez les militants et cadres de l’opposition.



Conclusion

Koundou Soumaré livre une critique interne cinglante des faiblesses organisationnelles et stratégiques de l’opposition mauritanienne, tout en proposant une feuille de route pragmatique : ancrage local, analyse des données, travail de terrain continu. Son analyse rejoint des débats plus larges sur l’importance de l’organisation de base dans les processus de changement politique, en Mauritanie et ailleurs. Le texte peut être vu comme un manifeste pour un militantisme renouvelé, plus scientifique et moins incantatoire.

● Contribution | La dictature est-elle étrangère au pouvoir africain ? Par le journaliste mauritanien M. Seyre Sidibe

Il existe une part historique indéniable expliquant la propension de l’Africain à devenir un despote. En Afrique, il n’y a de pouvoir que dans la verticalité. Le chef appartient à une famille qui se fabrique  souvent une généalogie fabuleuse- souvent apparentée aux génies, aux diables et aux forces occultes- afin d’être craint et vénéré.

Être un surhomme inspire la crainte et instille dans l’esprit des autres l’idée qu’ils sont nés pour être dominés ; le chef et sa famille seraient, quant à eux, porteurs d’une essence quasi divine qui leur confère le droit de diriger et de gouverner sans partage.

C’est assurément ce qui explique que le pouvoir en Afrique, hier comme aujourd’hui, n’ait jamais su se libérer de la sorcellerie, de la magie noire, des sacrifices humains et de toutes sortes de pratiques irrationnelles destinées à rendre les tenants du pouvoir éternels.
Toute contradiction, toute opposition au chef n’est pas tolérée et est considérée comme un défi, un crime de lèse-majesté.
En soninké, par exemple, un adage traduit bien cet état d’esprit et le pouvoir hors norme du chef en ces termes : « Le chien du chef est un chef. »

Ainsi, la dictature est congénitale au pouvoir en Afrique. Si le chef n’est pas fort, impitoyable, sadique voire sanguinaire, c’est le peuple lui-même qui cherche à le destituer, car le pouvoir doit être sans partage, sans pitié, et incarner la puissance.
La fébrilité, l’empathie, la clémence et l’humilité sont perçues comme des signes de faiblesse et d’incompétence voire l’illégitimité.

Qu’en est-il alors du rapport du pouvoir africain avec le bien public ?

Le pouvoir africain, étant par essence autoritaire et autocratique, ne peut concevoir une gouvernance transparente et collégiale des ressources et des biens publics. Il n’existe aucune séparation entre le bien privé et le bien public. Le chef a le contrôle sur tout, le monopole sur tout. D’ailleurs, nos populations sont tellement « vassalisées » qu’elles trouvent cela normal.
La prédation des biens publics et l’enrichissement illicite n’avaient même pas de sens dans nos sociétés, où le chef se prêtait les attributs du créateur.
Pour la petite anecdote, le tout-puissant mansa Kankou Moussa avait mis la main sur tout l’or du Mali. Lors de son expédition, raconte-t-on, le prix du précieux métal baissa partout où le souverain passa. Il en distribua généreusement aux dignitaires arabes.
L’Africain se nourrit d’orgueil et de louanges, et aime être chanté et vanté, ce qui consolide le culte de la personnalité. Or, le culte de la personnalité est indissociable de la dictature.
In fine, on se plaint de la dictature et d’un pouvoir prédateur et arrogant. Certains Mauritaniens vont jusqu’à dire que seul un militaire peut diriger le pays, comme si l’autorité de l’État devait nécessairement être celle d’un homme providentiel.
La meilleure autorité est celle de la loi : des lois justes que l’État applique sans complaisance à tous les citoyens.

Seyré SIDIBE

● Mauritanie | La tribu !!! Par M. Seyre Sidibe

La tribu a pris une place excessive dans notre subconscient, dans notre vie privée comme dans l’espace public, au point de fragiliser la République et de vider la citoyenneté de sa substance.

La notion de tribu renvoie ici à toute référence traditionnelle qui fait obstacle à l’émergence d’une citoyenneté véritable. Chacun s’identifie d’abord à sa tribu pour affirmer sa puissance, son importance sociale, voire son impunité : une manière implicite de défier les lois de la République.

La prééminence de la tribu est avant tout le symptôme de la faillite de l’État, incapable de bâtir un État de droit solide et une citoyenneté égalitaire pour tous. Or, la nature a horreur du vide : chaque fois que l’État se retire ou se montre défaillant, d’autres acteurs occupent l’espace laissé vacant. Et chaque acteur impose sa propre logique, sa vision et ses règles.

C’est pourquoi l’État doit être présent, vigilant, sans pour autant devenir envahissant.
En Mauritanie, la difficulté à construire une citoyenneté pleine et entière relève d’abord de la responsabilité de l’État lui-même, qui continue de s’appuyer sur des instances communautaires et tribales pour sélectionner ses représentants et organiser la vie politique.
Il ne s’agit nullement d’ériger un antagonisme entre l’État et les tribus ou autres formes de regroupements communautaires. Il s’agit plutôt de rappeler un principe fondamental : l’État doit être impersonnel, neutre et équidistant de tous les citoyens.

Or, de nombreuses manifestations culturelles, politiques ou sociales en Mauritanie, validées par les autorités et parfois initiées par de hauts fonctionnaires ou cadres de l’État, vont à l’encontre de l’esprit républicain. Elles constituent, de fait, des défis lancés à la citoyenneté, à l’égalité devant la loi et aux fondements mêmes de la République.

Seyre SIDIBÉ

● Mauritanie ~ Éducation | À la découverte de l’école des Sourds-muets du Guidimagha. Par M. Bakari Abdoulaye TANDIA.

—La rubrique Grand Entretien du BLOG vous revient dans cet élément consacré aux activités de l’instituteur M. Bakari Abdoulaye TANDIA. Un enseignant très investi dans un domaine socio éducatif d’une grande portée humaniste et inclusive. Le responsable de l’école des Sourds-muets d’Agoinitt (Guidimagha) nous présente ci-après son établissement :

● Question 1 : Bonjour monsieur Bakari TANDIA, pouvez vous présenter sommairement à nos lecteurs?

Bakari Tandia : (parcours scolaire, professionnel)
Ecole Coranique tout le cursus scolaire Fondamental
Ecole Fondamentale à JOWOL 1977-1983
Enseignement secondaire lycée de KAEDI 1983-1994
Formation à l’école normale des instituteurs de Nouakchott 1994-1997
D’Octobre 1997 à Juillet 2008 instituteur de l’enseignement ordinaire  aux classes de l’Institut des Langue Nationales au Guidimakha (Sabouciré, Khabou, Hachi Chaghar )     
D’Octobre 2009 à nos jours chargé de programme du projet éducatif de l’Association Espoir de Demain et le charge du suivi scolaire des élèves sourds de l’école des sourds du Guidimakha

● Question 2 : Vous dirigez l’école des sourds de la localité d’Agoinit dans le Guidimakha, pouvez nous le présenter notamment sa genèse son statut administratif (public ou privé) et son fonctionnement?

BT : – L’historique
Au début de l’année scolaire 2007, dans une classe de 6éme année fondamentale à SABOUCIRE au Guidimakha en Mauritanie, un enfant sourd de six ans se présenta en plein cours.
Bien que l’instituteur fut surpris par cette visite mais néanmoins, il l’accueille l’enfant sourd bras ouvert dans sa classe, l’enfant tenait dans sa main une ardoise, un cahier et un stylo. L’instituteur fut ému, étonné et dit aux élèves : Le sourd veut apprendre et il a droit à l’éducation comme vous les entendant
Un élève leva le doigt et posa une série de question. Est –ce le sourd peut apprendre nous les entendant ? Comment il lire l’alphabet ?
L’instituteur n’avait pas de réponse aux questions posées par cet élève.
C’est dans cette perspective que cet instituteur eu l’audace l’idée pendant les fêtes de Noëls en 2007 d’aller à Nouakchott juste pour se renseigner auprès des Associations des Personnes Handicapées comment aider ce jeune sourd et répondre à la question de son élève.
L’instituteur retourna dans sa localité de service ayant une réponse aux différentes questions posées par son élève ayant les contacts le Directeur de Déficients Auditifs de Bamako donner par la Directrice de l’école des sourds de NOUAKCHOTT.
L’identification des enfants en situations d’handicaps
L’instituteur avait fait une identification des enfants en situations d’handicaps dans quelques localités du Guidimakha en Mauritanie et a enregistré à titre indicatif les résultats suivants :
Sourd : 40
Aveugle : 10
Mental : 35
Moteur : 60
A sa forte surprise 20 enfants en situations d’handicaps auditifs sont de la localité d’AGOINITT au GUIDIMAKHA en MAURITANIE
Le voyage d’échange et de formation
Le 15 Décembre 2008 l’instituteur quitta et décida de traverser le fleuve Sénégal en destination de BAMAKO. L’instituteur était logé dans les locaux de l’école des déficients auditifs de Bamako pendant trois mois. Au cours d’une mission de ses propres frais (suspendu de salaire) qui lui a amené au Mali en côte d’Ivoire au Benin et au Niger, il s’est imprégné des réalités de l’éducation des sourds, il se sent à présent très bien armé pour mettre à profit cette expérience.
La première classe des sourds
Ce natif de Gori dans la Commune de JOWOL en MAURITANIE, depuis le 19 Octobre 2009, le nommé BAKARI ABDOULAYE TANDIA a ouvert une classe des sourds d’une manière informelle, toutefois il ne pouvait pas consacrer aux jeunes handicapés que ses heures libres : le weekend, il est fonctionnaire de l’éducation nationale affecté par la Dren du Guidimakha à l’école 2 d’Agonit.
C’est ainsi la première classe des sourds a ouvert ses portes dans la famille SOKHNA dont le chef de famille est un handicapé moteur ses quatre enfants et son épouse sont sourds
L’effectif
En 2023
Filles sourdes : 15
Garçons sourds : 10
EN 2024
Filles sourde : 15
Garçons sourds : 10
Le personnel
BAKARI ABDOULAYE TANDIA FONCTIONNAIRE DU MINSTERE DE L’EDUCATION NATIONAL
MAIMOUNA HODIYE SILLA VOLONTAIRE DEPUIS LES PREMIERES HEURES

● Question 3 : cet établissement qui s’inscrit dans une dynamique d’inclusion à l’endroit de ces personnes à besoins spécifiques, en exist-il d’autres ailleurs en Mauritanie?

BT : Oui bien sur il y a des centres d’enfants en situations d’handicaps en Mauritanie qui sont crées il y’a juste moins de dix ans :
Le Centre d’ATAR , Le Centre de Nouadhibou, Le centre Kaédi, ect …….. Quand à l’école des sourds du Guidimakha est ouverte depuis octobre 2009, c’est une classe qui est crée dans une école fondamentale

● Question 4 : quels sont les débouchés en termes d’insertion socioprofessionnelle et universitaire à moyen et long terme pour vos apprenants sourds-muets ?

BT : L’objectif de l’Association Espoir de Demain et l’Ecole des Sourds d’Agoinitt est de former de jeunes en situations d’handicaps en lecture , en langage signes, en écriture , sur les techniques des quatre opérations et sur les techniques de conversions les mesures de longueurs pendants quatre ans à cinq ans pour la préparations de ces derniers à la formations professionnelles
Pendant seize ans l’école des sourds d’Agoinit et l’Association Espoir de Demain ont formés des jeunes en situations d’handicaps en couture, en teinture, en art plastique , en coiffure ect……………….

23 janvier 2026

Réalisé par KS pour le BLOG

● Mauritanie ~ Faits Historiques | Par l’honorable députée Mme Kadiata Malick Diallo

Le Centre Mauritanien de recherches et d’études Stratégiques a organisé aujourd’hui samedi 17/01/2026, à l’hôtel Mauricenter de Nouakchott, une journée de réflexion sur le Passif humanitaire. J’ai présenté avec un Panel de 5 membres, une intervention sur le thème: Que s’est-il passé? Pourquoi? Ci-après cette intervention:

PASSIF HUMANITAIRE

I. QUE S’EST-IL PASSÉ ?

Éléments de chronologie

1. Avril 1989 : l’incident de Diawara

En avril 1989, un incident éclate entre des éleveurs mauritaniens et des agriculteurs sénégalais dans la zone de Diawara, au Sénégal.
Cet affrontement local fait des victimes et donne lieu à des représailles réciproques de part et d’autre de la frontière.

2. Avril–mai 1989 : l’embrasement

L’incident dégénère rapidement en crise majeure :
• émeutes à Dakar et à Nouakchott ;
• violences ciblant les ressortissants du pays voisin, souvent menées par des groupes visiblement organisés, encadrés et instrumentalisés ;
• pillages de domiciles et de commerces ;
• sévices, meurtres et humiliations de civils ;
• expulsions et rapatriements forcés croisés.

La crise conduit à la rupture des relations diplomatiques entre la Mauritanie et le Sénégal et à la fermeture de la frontière.

3. 1989–1990 : exactions en Mauritanie

En Mauritanie, la situation prend une dimension dramatique :
• déportations massives de populations (des villages entiers, des fonctionnaires, des travailleurs dans le secteur privé) vers le Sénégal ;
• retrait ou destruction des documents d’état civil ;
• spoliations systématiques de biens en particulier du bétail;
• exactions, arrestations et exécutions sommaires le long de la vallée du fleuve Sénégal, perpétrées par des éléments des forces de sécurité et des milices armées.

Des fosses communes seront découvertes ultérieurement, notamment à Sorimalé, Wothie (Brakna), Woyndouyol et Moudji (Guidimakha).

Sous la pression de ces violences, des dizaines de milliers de Mauritaniens fuient vers le Sénégal et le Mali.
Le HCR estime alors le nombre de réfugiés mauritaniens à environ 60 000 personnes.

Dans le même temps, des groupes armés mêlant réfugiés organisés et éléments connus pour des activités de banditisme mènent depuis le Sénégal des opérations de représailles ponctuelles, causant des pertes humaines et des vols de bétail.

4. Septembre 1990 – mars 1991 : la tragédie dans les casernes

Entre septembre 1990 et mars 1991, des vagues d’arrestations massives frappent non seulement des militaires, mais aussi des civils, dans presque toutes les casernes et dans plusieurs villes : Nouakchott, Nouadhibou, Zouérate, Kaédi, entre autres.

Les personnes arrêtés subissent :
• des détentions arbitraires ;
• des traitements inhumains et dégradants ;
• des exécutions extrajudiciaires.

Le paroxysme est atteint dans la nuit du 27 au 28 novembre 1990, avec la pendaison de 28 militaires, cyniquement qualifiés de « sacrifiés pour la fête de l’indépendance ».
Les estimations font état de plus de 500 morts dans les lieux de détention.

Ces faits constituent un condensé nécessairement non exhaustif de l’une des périodes les plus sombres de l’histoire récente de la Mauritanie.
Ils sont aujourd’hui désignés, dans le langage politique officiel, sous le vocable de « passif humanitaire ».

Les survivants sont des témoins vivants de ces crimes. L’un d’entre eux, l’ex-lieutenant Mohamadou Sy, a livré un témoignage accablant dans son ouvrage L’Enfer d’Inal.

II. POURQUOI ?

L’incident de Diawara, pourtant fréquent et historiquement récurrent dans les zones de contact entre éleveurs et agriculteurs, aurait pu être circonscrit localement et réglé par des mécanismes traditionnels ou administratifs.
Il ne s’agissait :
• ni d’un conflit frontalier ;
• ni d’un conflit ethnique, puisqu’il opposait un Peul mauritanien à un Soninké sénégalais.

Pourquoi, dès lors, un fait somme toute banal a-t-il pu dégénérer en une crise régionale majeure et, en Mauritanie, en une violence ciblée contre des citoyens négro-africains, sous le regard d’un pouvoir au minimum complice, au pire commanditaire?

Les événements de 1989 s’inscrivent dans un contexte de crise politique, sociale et identitaire profonde, qui a favorisé toutes les dérives. Parmi les facteurs déterminants, on peut citer :
• des tensions politiques et sociales anciennes liées à une cohabitation problématique;
• un pouvoir fragilisé par de multiples pressions :
sécheresse, raréfaction des pâturages, nouveaux aménagements agricoles, émergence de l’agrobusiness ;
• une réforme foncière mal conçue, fondée sur une loi domaniale ambiguë ou sélectivement appliquée ;
• la publication du Manifeste du Négro-Mauritanien opprimé et la répression de ses auteurs ;
• la tentative de putsch de 1987, suivie d’arrestations, de procès devant un tribunal d’exception, de lourdes condamnations (dont trois officiers à mort et exécutés)et de détentions inhumaines ayant entraîné des morts, notamment à la prison de Oualata.

Ces facteurs, parmi d’autres, ont fertilisé le terrain des tragédies dont la Mauritanie continue de porter les séquelles.

Des groupes chauvins et racistes, ayant investi les rouages de l’État, ont exploité cyniquement la situation, instrumentalisé les peurs, intoxiqué l’opinion et pris en otage une grande partie de la communauté arabe.
Les différents pouvoirs ont tenté, chacun à sa manière, des solutions diverses, mais on doit se rendre à l’évidence que cette page sombre ne peut être tournée ni par l’écoulement du temps, ni par une simple indemnisation financière. C’est une blessure nationale non cicatrisée, dont les effets continuent d’affecter la confiance entre citoyens, le rapport à l’État et la crédibilité même du projet national mauritanien.
Aucune réconciliation durable ne peut être bâtie sur l’oubli, la minimisation ou le silence imposé.
Elle se construit sur la vérité, la reconnaissance des torts, la dignité rendue aux victimes et la garantie que de tels crimes ne se reproduiront plus.
Kadiata Malick Diallo
Députée à l’assemblée nationale
27/12/2025

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● Football ~ Sénégal | CAN 2025 | M. Pape Thiaw 🥇 : l’homme « droit » face à la RUSE

🥇🇸🇳 M. Pape Thiaw | bien inspiré : il a détecté intimement très tôt…à juste raison l’atmosphère périphérique d’une RUSE en gestation par conditionnement orchestrée par l’organisation. Elle voulait insinuer doute et fatalisme chez le camp sénégalais parce que sportivement… l’équipe marocaine craignait l’armada de Dakar à 11 contre 11 en conditions neutres et sécures. Ainsi le coach sénégalais n’était pas fuyard mais il a su faire exploser les éléments de la RUSE au visage des instigateurs et devant l’opinion mondiale. À sa manière… il ne voulait pas être un passif pour un normativisme à tout-va à l’instant T du film. Ils voulaient faire du Sénégal… une victime idéale tellement gentille et coopérative au relativisme simpliste… qui dédouanerait expressément ses bourreaux comploteurs. C’EST PERDU. Le pays de la proverbiale Teranga s’offre bonnement une 2ème Coupe d’Afrique des Nations (CAN) après celle de 2021.


Il n’a rien à se reprocher dans sa conscience… le sacre est vaillamment MÉRITÉ et les faits divers périphériques autour du match devraient être posés intégralement sur le puzzle s’il y a nécessité de la part du système FIFA et son chérif crâne dévêtu pour juger et sanctionner…

TOP Bravo à LUI et sa Team !

20 janvier 2026

#afcon2025morocco #marocco

-KS

● Mauritanie | Communiqué du parti RAG-France : Le décès de notre compatriote El Hacen Diarra dans un commissariat à Paris

Ces derniers jours, nous avons appris avec consternation le décès de notre compatriote El Hacen Diarra originaire de la région du Guidimakha (localité de Baydiam). Plusieurs éléments médiatiques croisés rapportent qu’une arrestation violente par une équipe de police tout près de son lieu d’habitation serait la cause de son décès par la suite au sein d’un commissariat parisien. Ces faits dramatiques se sont déroulés dans la nuit du 14 au 15 janvier 2026.

Par cet élément de communication, l’instance du parti RAG France et par extension l’entourage social et politique de l’honorable député M. Biram Dah Abeid :
● présente ses sincères condoléances à la famille et aux proches du défunt en France et au pays et leur exprime soutien moral et patriotique,
● appelle aux autorités françaises en charge de l’enquête à un traitement approfondi afin que le dossier soit édifié avec rigueur et justice,
● interpelle les hautes autorités mauritaniennes pour une sérieuse prise en compte des problématiques pouvant affecter nos compatriotes vivant en situation diasporique.

Paris, 19 janvier 2026